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lundi 1 avril 2019

Mars 2019 en films !

Je ne suis pas une adepte des bonnes résolutions, mais j'avais quand même secrètement décidé de ne pas me laisser dépasser une troisième fois d'affilée pour mon bilan mensuel ... Voilà donc un bilan ciné de mars bouclé en temps et en heure !


Au ciné en mars 

* La corde sensible
Apprentis parents
Lorsqu'Ellie et Pete décident d'adopter, ils ne font pas les choses à moitié : ils jettent leur dévolu sur une fratrie de 3 Hispano-américains, d'environ 6 à 15 ans. Et évidemment, les choses ne vont pas être simples ! On y voit les doutes, les remises en question, l'envie de baisser les bras, parfois... qui montrent qu'être parent peut s'avérer un vrai casse-tête, mais surtout qu'être un enfant ballotté d'une famille d'accueil à l'autre crée des barrières bien difficiles à surmonter. Un film tantôt drôle, tantôt triste. Les groupes de parole et les cours pour devenir adoptant sont à mourir de rire ! Une comédie réussie.


* Super-pouvoirs au féminin
Captain Marvel
Malgré un scénario assez simpliste et rempli de ficelles classiques du genre, j'ai apprécié ce film qui met en scène une héroïne attachante. Pour une fois, pas de régiment de mecs musclés qui lui courent après, pas d'hypersexualisation, même pas de poitrine démesurée. Et pas de romance. Eh bah j'ai apprécié (puisque la seule romance que j'aurais acceptée n'était apparemment pas envisagée ^^). Des scènes assez drôles, en particulier grâce aux immanquables Fury et Goose. Hâte de voir le prochain Marvel ! :)


* Quand le jeu tourne au cauchemar
Escape game
Fan des jeux du genre qui fleurissent un peu partout autour de nous, il fallait que je vois ce film. Un long-métrage qui m'a évoqué la saga Saw, oppressant, stressant, et dont on sent qu'on s'achemine irrémédiablement vers une fin tragique. Je ne spoile pas grand chose, le film commence par les dernières images de l'escape. Ce qui m'a paru étrange, au premier abord, mais qui est finalement assez habile. Divertissement qui remplit son rôle, et me fera réfléchir à 2 fois avant de franchir de nouveau le seuil d'une escape ! 


Et à la maison !

* Des anges gardiens hors normes
Tokyo godfathers
Un soir de Noël, un trio de SDF découvre dans les poubelles et décide de prendre en charge un nouveau-né. Ensemble, un alcoolique invétéré, un travesti et une ado rebelle fugueuse vont tout mettre en oeuvre pour le protéger. Ils sont souvent mis à mal par d'étonnants coups du destin... Un film d'animation à la fois beau et sombre, mais aussi très drôle. Une jolie découverte.



* Une comédie des frères Coen
O'Brother
Les films des frères Coen, c'est une catégorie à part entière. Dans celle-ci, on suit un trio de bagnards fraîchement évadés, mené par le très soucieux de sa personnalité capillaire Everett, campé par un George Clooney surprenant. De victoires en déconfitures, nos trois anti-héros tentent tout pour mettre la main sur un joli pactole de plus d'un million de dollars... Evidemment ce ne sera pas de tout repos. Une (très, très) libre adaptation de l'Odyssée d'Homère, portée par des musiques entraînantes, une forte odeur de gomina et des "culs trempés" endiablés !

jeudi 7 mars 2019

Février 2019 en films !

Retard presque rattrapé, yeah ! Passons maintenant aux découvertes cinématographiques de février, qui, bien que moins nombreuses que le mois précédent, sont de qualité !


Au ciné en février

* La pépite 
Green Book
Un road-movie qui réunit un duo des plus détonnants, le très classe pianiste noir américain incarné par Mahershala Ali, et le volubile et peu distingué chauffeur campé par Viggo Mortensen. Mention spéciale à lui, d'ailleurs, pour ce rôle brillamment endossé d'un mec pas franchement ouvert qui évolue de belle façon au cours du film. Une plongée dans l'Amérique des années 60 dans ce qu'elle a de plus raciste et crassement intolérant. Un film qui rend furieux mais qui fait aussi sourire par moments... Une pépite, comme je disais.

* L'adaptation de roman
The hate u give
Je n'ai malheureusement pas eu le temps de lire le roman d'Angie Thomas avant de voir le film, qui m'a cependant beaucoup plu. Vu le même jour que le précédent, c'était journée à thème ! Changement d'époque, l'action se passe de nos jours, et dénonce le traitement des Noirs Américains par la police locale. Violent, injuste, et terriblement d'actualité, ce qui rend ce long-métrage d'autant plus glaçant. Impossible, devant ces images, de ne pas penser aux victimes récentes de ces débordements policiers intolérables... J'ai pleuré.


* Suite et fin de série
Dragons 3 : Le monde caché
Quel bonheur de retrouver les héros de cette saga qui a su me conquérir dès le premier opus. Une histoire de dragons, en même temps, c'était couru d'avance. Mais d'un film à l'autre, l'intrigue et les problématiques ont su se renouveler, et la qualité est restée. Ce volume 3 ne fait pas exception à la règle. Touchant, et très très beau visuellement (c'est rare que je regrette de ne pas être en IMAX 3D), contemplatif, même parfois... ce qui n'a pas semblé posé le moindre problème aux enfants présents dans la salle. Triste de quitter ce monde auquel je me suis attachée, mais la fin est digne.


* Les voies du net sont pénétrables
Ralph 2.0 
Du 1 ou du 2, lequel ai-je préféré ? Fin de ce suspense insoutenable initié il y a quelques jours. J'ai été plus sensible à cette suite, y reconnaissant de nombreux clins d’œil appartenant aussi bien au web, qu'aux jeux vidéos, ou au cinéma. Les références sont tellement nombreuses qu'il est impossible de les saisir en un seul visionnage. Un peu moins de princesses junior insupportables, remplacées par des princesses Disney hyper fun... Il y en a pour tous les goûts !


* Le plus British
La favorite
Un film à l'humour très outre-manche. Le rythme est lent, les trahisons entre les favorites se mettent en place pas à pas. Le spectateur se surprend à soutenir l'une, puis l'autre des prétendantes... Une belle histoire de manipulation à la cour ! La Reine est proprement insupportable, se comportant comme une gamine capricieuse incapable de gérer ses affaires (qui ne semblent pas l'intéresser outre mesure, d'ailleurs). Un rôle bien campé qui a d'ailleurs valu l'oscar de la meilleure actrice à Olivia Colman. A voir sans être complètement crevé·e.


* L'avant-première
Mon bébé
Branle-bas de combat émotionnel quand la petite dernière doit partir faire ses études au Canada, loin de sa vie, et surtout de sa mère. Sa mère, avec qui elle a une relation fusionnelle, et qui vit très mal le fait de voir sa cadette s'envoler de la maison, grandir, et laisser derrière elle une solitude annoncée. La relation entre les deux m'a touchée. J'ai vu LOL de Lisa Azuelos étant ado, ce film est un peu la suite logique à voir à 30 ans. Comme une saga avec laquelle on grandirait. Et en plus, on a pu voir Sandrine Kiberlain en vrai, là, juste devant nous. Quelle femme, quand même.



Le ciné à la maison !

* Sois fort et tais-toi
Moonlight
Comment se construire sainement et solidement, dans la vie, quand on grandit élevé par une mère toxico dans un ghetto de Miami ? Quand le moindre signe de faiblesse va être exploité pour rabaisser ? Impossible de faire autrement, se faire oublier ne dure jamais longtemps. Il faut être dur. Ne laisser filtrer que le côté musclé bling-bling et respecté. Ne surtout pas laisser voir un soupçon d'homosexualité. Un film très touchant, qui retrace la vie de Chiron, de l'enfance à l'âge adulte. Pas un film d'action, mais un très beau film qui mérite son oscar de meilleur film (2017).

dimanche 6 janvier 2019

Décembre 2018 en films !

Petit mois de ciné ! Une fois n'est pas coutume, c'est à la maison que j'ai vu le plus de films. Alors que nous a réservé cet ultime mois de 2018 ?


Au ciné ce mois-ci !

* Le plus poignant
Pupille
Sacré parcours du combattant que celui des futurs parents désireux d'adopter un enfant. Parcours bien mis en lumière ici, ainsi que le travail des équipes sociales qui s'efforcent de choisir le meilleur foyer pour chaque enfant. Un joli film, superbement porté par Gilles Lelouche, que décidément j'aime beaucoup... et que dire de Sandrine Kiberlain, elle aussi une raison suffisante pour m'envoyer voir un film au ciné !

* Le plus magique
Astérix : le secret de la potion magique
Assez marrant de voir un Panoramix sur le déclin ! Un épisode d'Astérix réussi, qui tord le cou aux clichés et archaïques traditions patriarcales. Un "road-trip" très fun à la recherche du successeur du druide détenteur du secret le plus convoité de la Gaule... J'avais peur d'être déçue, mais ce fut finalement une bonne surprise ! Comme d'habitude, ce sont les noms des personnages qui m'amusent le plus... on se refait pas. Seul bémol : la voix d'Elie Semoun que je ne supportais plus à la fin du film !


* Je suis trop vieille
Le Grinch
Dernier film de l'année et déception. C'est certes un joli conte de Noël, mais je le réserverais vraiment aux plus jeunes. Pour des adultes, pas de deuxième niveau de lecture, c'est convenu, prévisible, même si certains passages sont malgré tout touchants. Pas inoubliable, même portée par la magie de Noël !





Le ciné à la maison !

* Le plus British
Final Cut
Lors des funérailles d'un de leurs meilleurs potes, un groupe d'ami·e·s est invité à visionner un film que le défunt tournait en secret à l'aide de caméras cachées, sur... eux. Evidemment, les secrets des uns et des autres éclatent au grand jour non sans conséquences... C'est malaisant, la réalisation est très British... J'ai aimé !




* Celui qui s'appelle pareil mais qu'est pas pareil
Final Cut
Il est encore question de réalisation de films, de décès, mais le cadre est un peu différent dans ce long-métrage SF. Certaines personnes sont porteuses d'une puce électronique qui enregistre tout ce qu'ils/elles voient et entendent au cours de leur vie. Il est alors possible, et souvent demandé par la famille après leur décès, de réaliser un petit medley de leurs meilleurs moments... Bien sûr, l'éthique s'en mêle dès lors que les technicien·ne·s chargé·e·s de leur montage découvrent des épisodes peu glorieux dans la vie de la personne en question... Faut-il dès lors mettre en lumière les travers pour les dénoncer, ou est-il inutile d'accabler les proches en faisant le procès de quelqu'un qui ne peut plus se défendre ? Questions intéressantes ! Avec un Robin Williams loin des rôles comiques habituels, et ça lui va très bien !

* Le moins... habillé ?
L'inconnu du lac
Ce film a raflé de nombreuses récompenses au Festival de Cannes 2014, entre autres ceux de meilleur film, meilleur scénario, et meilleur acteur. Un jeune homosexuel tombe amoureux d'un beau ténébreux, qui s'avère rapidement être un meurtrier. Mais impossible pour autant de résister à l'attraction qu'il ressent... En parallèle, il se lie d'amitié avec un homme plus âgé, dépressif. Un film assez contemplatif, lent jusqu'à la dernière partie qui s'accélère un peu. A réserver aux amateur·ice·s d'attributs masculins qui ballottent. Une fin ouverte cependant qui redonne un peu d'intérêt.

* Découverte fortuite
Débarquement immédiat
Bof. Je suis tombée dessus pendant les vacances dans la famille, ça se regarde mais sans plus. Un flic chargé de reconduire les sans-papiers dans leur pays se fait embarquer dans des emmerdes pas possibles par son collègue, crétin obsédé... ce qui finit par lui causer du tort vis à vis de sa femme, après laquelle il va passer tout le film à courir. Les choses sont compliquées par le fait que l'homme qu'ils sont chargés de raccompagner leur en fait voir des vertes et des pas mûres... Succession de gags, essentiellement, avec quelques moments assez drôles quand même, disons ce qui est.

* Celui qui roule le plus
Margarita with a straw
Un film qui a l'avantage de mettre en avant le handicap, avec une handicapée moteur et une aveugle. Sont également abordées la bisexualité et la biphobie. J'étais sceptique, mais finalement le film n'est pas désagréable, même si, comme souvent, j'aurais aimé qu'il se termine autrement... Un film indien qui n'est pas une comédie musicale, et qui m'a rappelé quelques souvenirs de voyage, même si je ne me suis clairement pas baladée dans les mêmes milieux.

lundi 17 septembre 2018

Août 2018 en films !

En retard, toujours en retard ! Enfin forcément, en publiant le bilan de juillet en septembre, on se doutait que le bilan d'août n'arriverait pas dans les temps ! Bon, le tout est qu'il arrive, non ? Quelques bons films, et des déceptions...


Top 3 d'août !

* Le plus British
My Lady
Emma Thompson une fois de plus au top dans ce film très émouvant, dans lequel elle campe une juge de la Haute Cour. Son rôle ? Déterminer quel est l'intérêt suprême de l'enfant, dans des affaires toutes plus compliquées que les autres puisque l'éthique et la science se heurtent bien souvent à la religion. Dans l'affaire qui nous intéresse, un jeune témoin de Jéhovah souffre d'un cancer dont il ne pourrait réchapper qu'en acceptant une transfusion. Mais c'est sans compter sur ses croyances qui s'opposent totalement à ce que le sang d'un autre coule dans ses veines. Faut-il dès lors le forcer à recevoir cette transfusion ? Une question bien compliquée. Mon seul regret serait que le film se concentre plus sur la relation entre la juge et le jeune garçon plutôt que sur les discussions à la Cour. Mais c'est passionnant.


* Le plus flippant
Fleuve Noir
Casting de choc pour ce film noir à souhait. Romain Duris, Sandrine Kiberlain et Vincent Cassel y tiennent les premiers rôles. Le pitch ? L'aîné d'une famille bien sous tous rapports disparaît, il faut le retrouver. L'enquête, menée par un commandant alcoolique (cliché) qui peine à gérer son fils dealer piétine. L'ancien prof particulier du disparu semble se passionner pour l'affaire. Envahissant, oppressant, voire carrément flippant... Mais pourquoi s'y intéresse-t-il d'aussi près ? Un bon policier/thriller.


* La bonne surprise
Roulez jeunesse
Je le mets dans les tops parce que je ne m'attendais vraiment à rien ! Eric Judor n'est pas synonyme pour moi de chefs-d'oeuvre cinématographiques mais plutôt de comédies potaches. Ce film n'en est pas une, mais plutôt un drame social. Un quarantenaire fils à maman, pas très dégourdi ni très posé dans sa vie se retrouve du jour au lendemain avec une fratrie sur les bras, qui semble avoir été livrée à elle-même depuis quelques temps déjà. Sacrée responsabilité pour un coureur de jupons qui n'avait pas prévu le coup ! C'est assez touchant. Et bien meilleur que les pubs pour GDF, monsieur Judor. Mention spéciale à Kurt, le gosse insupportable !


Flop 2 d'août !

* Le soufflé retombé
Neuilly sa mère sa mère
J'avais aimé le premier opus, peut-être que j'étais jeune. Dans cette suite, on passe de Neuilly à une cité HLM dans laquelle se côtoie tous les clichés du genre. Ça aurait pu être sympa, mais la mayonnaise ne prend pas. Probablement parce que je n'ai aucune sympathie pour Charles de Chazelle, qui en bon politicien en devenir, joue d'une démagogie insolente. Ce qui me rappelle pourquoi la politique m'exaspère autant. Bon, je crois qu'il faut que la saga s'arrête là. 



* L'action-man testostéroné
Skyscraper
Je parlais dans mon bilan du mois dernier de mon amour (non) pour les films d'action. Eh bien ce film résume parfaitement pourquoi ce n'est pas ma tasse de thé. La vraisemblance y est totalement absente ! Alors oui, les images sont impressionnantes, oui, il y a plein d'effets spéciaux, oui, j'ai aimé le côté high-tech de cette tour. Mais non, on ne peut pas se tenir à une telle hauteur sans le moindre souffle de vent, non, on ne peut pas sauter aussi loin sans être champion du monde de triple saut, ni se rattraper à des saillies aussi raides sans posséder des mains bioniques. Le summum du ridicule ? Le passage avec le scotch. Bon, c'est divertissant, et moins pire que mes attentes, mais... pas crédible une seule seconde.


Les autres !

* Il manquait un film d'animation dans mon bilan !
Hôtel Transylvanie 3 - Les vacances monstrueuses
Un épisode dans la lignée des précédents, qui ne développe pas de nouvelle idée mais j'apprécie toujours le jeu sur la nature des différents monstres. Quelques incohérences, dont une a notamment été relevée par le môme à côté de moi (une veste posée qui disparaît). Mais c'est tellement adorable tous ces pitchounes qui se marrent dans la salle, que je ne m'en lasse pas !





* Il manquait aussi un film de super-héros.
Ant-man et la Guêpe
Je n'étais familière ni de l'une, ni de l'autre, je les ai donc découverts dans cet opus. Plutôt ludique, et assez drôle, du Marvel quoi. Et les jeux du père avec sa fille, géniaux ! D'ailleurs la petite est elle-même géniale. 
Une belle galerie de personnages secondaires, notamment les geeks un peu losers qui vont bien sûr apporter beaucoup. Une scène post-générique qui va nous permettre de recoller la partie au dernier Avengers... On a l'impression d'être familiers de l'univers, à force, et c'est bien agréable.

Les sessions ciné comblage de lacunes : comédie romantique.
Ok, c'est vrai. Il n'y a pas que les films d'action sur lesquels je suis à la bourre. Certaines comédies romantiques incontournables me sont aussi étrangères. On verra que c'est le cas dans beaucoup de genres en fait, je connais bien le cinéma très récent (disons, les 10 dernières années) mais moins le reste. C'est comme ça que j'ai découvert Pretty woman vers 22-23 ans. Shame on me. Comédie romantique, donc, ce mois-ci !


Mince, un film avec Hugh Grant en plus, mais qu'est-ce que j'ai foutu ! Toutes les ficelles de la rom-com sont retrouvées dans ce film, le "je t'aime moi non plus", les révélations chocs... C'est très British, mais si on regarde des rom-coms actuelles on se rend compte que celle-ci n'a pas vraiment vieilli. C'est convenu, prévisible, mais ça a un côté rassurant, et je crois que c'est ce qu'on attend dans ce genre !

dimanche 9 septembre 2018

Juillet 2018 en films !

Très joli mois cinématographique dans la qualité des films vus. Les trois premiers sont excellents, courez-y si vous avez l'occasion. Et si vous n'avez pas l'occasion, créez-la parce que c'est vraiment vraiment bien ! 

Top 3 de juillet !

* Le plus révoltant
Parvana, une enfance en Afghanistan
A travers un dessin animé à l'esthétisme très réussi nous est contée l'histoire récente de l'Afghanistan et l'arrivée au pouvoir des Talibans. Les conditions de vie s'en sont bien sûr trouvées complètement chamboulées, particulièrement pour les femmes. Du jour au lendemain, elles se sont ainsi vues interdire de sortir seules (d'ailleurs, si elles pouvaient ne pas sortir du tout, c'était pas plus mal) et de prendre quelque décision que ce soit sans l'aval d'un homme responsable (père, frère, cousin...). La dureté de la punition en cas d'écart est hallucinante. Ce dessin animé est violent, mais nécessaire. Il m'a littéralement retournée. J'admire ces filles, ces femmes, capables d'autant de force et de courage pour contrevenir au destin qu'on a tracé pour elles...

* Le thème le moins abordé (et le plus surprenant !)
Tully
La dépression post-partum est un thème très peu évoqué, tant dans la vraie vie que dans les livres/films. Oh, on parle bien du petit coup de blues de la naissance, mais de la véritable dépression pas vraiment. Faut dire que ça jure avec l'événement-tant-attendu-et-merveilleusement-magnifique-qu'est-la-naissance-d'un-enfant. Dans Tully, Charlize Theron campe une maman au bout du rouleau après la naissance de son troisième enfant. Innombrables réveils nocturnes, gestion des premiers-nés, entretien de la maison... Très vite elle cède à la tentation d'engager une nounou de nuit. Un film juste, surprenant, qui m'a réservé une belle surprise à la fin.

* La bonne surprise
Hôtel Artemis
C'est moi où il n'y a quasiment pas eu de pub autour de ce film ? C'est quand j'ai vu que Jodie Foster était à l'affiche que je me suis dit que ça valait peut-être le coup d’œil, et grand bien m'en a pris ! Une super idée, un hôtel hôpital pour les plus dangereux criminels, mais quand même avec un règlement intérieur à respecter, faut pas pousser mémé dans les orties. Visuellement très au point, c'est une petite pépite !



Les autres !

* Le feel-good teen movie
Love, Simon
Une adaptation d'un roman de Becky Albertalli, je me devais d'y aller ! Je l'ai vu alors que j'étais en cours de lecture, mais l'envie de le voir a surpassé le reste. Résultat, un chouette teen-movie sur le coming-out. C'est un film qui, pour une fois, n'est pas larmoyant, et donne même une sacrée banane ! Simon a de la chance, je crois que tou·te·s les jeunes LGBTQIA+ auraient aimé recevoir les mêmes réactions que lui. Et maintenant, j'ai hâte et j'espère que The upside of unrequited sera adapté à son tour !

* Le remake féminin !
Demi-soeurs
Comment ne pas penser aux Trois frères en voyant la bande-annonce de ce film. Du jour au lendemain, 3 jeunes femmes d'horizons très différents héritent de leur père inconnu d'un appartement hors de prix dans un quartier parisien cossu. A première vue, ça fait rêver ! Sauf que bien sûr, les trois demi-sœurs ont des projets divergents, et des modes de vie diamétralement opposés qui vont compliquer la cohabitation en attendant de savoir quoi faire du bien. Beaucoup de clichés sur les religions mais chacun en prend pour son grade à égalité. Il en résulte un film qui fait sourire de temps en temps, sans être la révélation de l'année. Je n'attendais pas grand chose, je n'ai pas eu de merveilleuse surprise, mais je ne suis pas sortie déçue non plus. Conforme à la bande-annonce. 

* Le plus crispant
American Nightmare 4 : les origines
Je n'ai pas vu tous les opus de cette saga mais celui-là n'est pas d'une grande originalité dans le déroulement des événements. C'est le concept qui est intéressant : sous couvert d'évacuer la violence dans un quartier défavorisé, on légalise, pour une nuit, toutes formes de violence. Et pour motiver un max de gens, on les paye pour participer... Faut pas se leurrer, on espère bien qu'avec ça ils vont s’entre-tuer, et c'est ce postulat qui est flippant. Ainsi que tout le contexte politique sous-jacent.


* Le plus cliché
L'école est finie
Quand une bourgeoise parisienne est affectée dans un collège en pleine cambrousse, forcément, ça dépayse. On le sait, dans ce film, TOUS les clichés vont être présents. La gadoue, l'absence d'internet, les gens un peu chelous, les vaches... Evidemment, on sait aussi que l'indécrottable parisienne va tomber amoureuse du charmant prof de cambrousse. Mais on y va en sachant tout ça, et finalement, ça se laisse regarder !

* Film d'animation... pour enfants ?
Les indestructibles 2
Vu dans une salle bien bondée, et le moins qu'on puisse dire c'est que les gosses ont trouvé le temps long. Le film n'est pas inintéressant, Jack-Jack plutôt sympa, mais les stratégies commerciales et les considérations éthiques n'ont pas captivé le jeune public, ce qui s'entend. Seul moment où leur attention est captée de nouveau : une scène avec un peu de suspense, de l'obscurité, un peu de tension. Sinon, pas grand chose. Allez-y entre grands.




* Le plus rythmé
Break
Depuis 8 Mile, j'ai toujours adoré les films qui parlent de rap (jongler avec les mots, forcément...), de hip hop, de break dance. Je trouve que ce sont des disciplines qui ont quelque chose de très spontané. Celui-là m'a plu, surtout pour le côté entraînant et diablement rythmé. Y a pas à dire, ça donne envie de se bouger !


Les sessions ciné comblage de lacunes : action.

Disons-le. Je ne suis pas une iiiiinconditionnelle de films d'action un peu bourrins, où il y a plein de trucs qui explosent, plein de gens qui tirent avec des pistolets, plein de supers protagonistes qui vont sauver des otages en marchant sur les murs et en fabriquant des cordes de 30 mètres avec des bitonniaux pour fermer les sacs congélation.
Mais du coup, c'est vrai, j'ai des lacunes. De grosses lacunes. Ce j'essaie de combler avec des sessions à thème. Film du mois : Piège de cristal.



Moi : aaaaah, mais c'est ça, Die Hard ?
Ok, y a du boulot. 
Alors oui, on est en plein dans le genre "un mec tout seul va sauver d'innombrables gens avec un briquet et  une punaise". Mais il se trouve que ça prend pas trop mal. Bruce Willis jeune est déjà très convaincant, c'est un acteur que j'apprécie et ça aide beaucoup. Il y a assez peu de temps morts, beaucoup d'ingéniosité sans que ce soit complètement capillotracté à longueur de temps (comme un film vu en août dont je parlerai dans mon prochain bilan en retard). Franchement ? Je veux bien voir les autres.

mardi 12 juin 2018

Mai 2018 en films !

Hey, tel le lapin d'Alice, je suis à la bourre pour vous parler ciné. Pas que le lapin d'Alice parle ciné, mais, bref, vous aurez compris. 5 films au palmarès du mois de mai, parmi lesquels trois belles surprises !

Les tops d'avril !
* Le plus touchant
Monsieur Je-sais-tout
Quand un gamin autiste Asperger (forme d'autisme sans déficience intellectuelle ni de langage) se retrouve dans les pattes de son oncle entraîneur de foot, leur quotidien à tous les deux est fortement perturbé, on s'en doute. Si j'ai eu du mal à apprécier le personnage campé par Ducret, j'ai admiré le jeu d'acteur du jeune Max Baissette de Malglaive. Il a su m'émouvoir, me faire passer du rire aux larmes. Et ce rire... Poignant. Très sympa aussi la comparaison du foot et des échecs ! A voir !

* Animation made by Wes Anderson
L'île aux chiens
Wes Anderson, c'est quand même quelque chose. Une signature. Quelque chose qui se démarque. Et ce film d'animation ne déroge pas à la règle ! Si la bande-annonce m'avait laissée hésitante devant des images auxquelles je n'adhérais pas vraiment, j'ai vite oublié cet aspect devant le film et, disons-le, ça marche du tonnerre. Critique de la société actuelle, de la corruption, de la gestion des espaces dans un Japon résolument moderne mais toujours imprégné de sa culture traditionnelle, ce film porte un message fort. Les personnages sont attachants à souhait, que ce soit le p'tit gars à la recherche de son chien, ou les cabots relégués sur l'île dans l'attente d'un sort peu enviable. Une petite perle qui aurait aussi pu être estampillé "le plus touchant" !

* Jeu d'enfant sauce flippante
Action ou vérité
Un film d'horreur qui ne révolutionne pas les codes mais qui reste assez bien réalisé, et un peu flippant. Il aura valu un sacré bond à mon voisin de gauche dès les premières minutes ! Assez prévisible, donc, mais un bon moment si vous êtes amateur du genre. A déplorer toutefois (attention spoiler) : pourquoi faut-il toujours que le gay asiatique serve de tampon ? Bon, il aura tenu assez longtemps dans celui-là, mais ça devient lassant.

Les autres séances !

* Un film qui a fait du bruit
Everybody knows
Film qui a fait l'ouverture du festival de Cannes, c'est une histoire de secrets de famille intéressante bien que classique, où il est question de gros sous, de relations amoureuses passées et présentes. Comme le titre le dit bien, il y a des choses que tout le monde sait depuis le début. Quelques longueurs, surtout en commençant le film à la séance de 22h, mais j'ai apprécié quand même. Je ne sais toujours pas ce que je ferais à la place des parents...


* Dégoût et des couleurs
Deadpool 2
Je n'ai pas vu le premier opus mais ça n'a pas été une erreur de me dire que je comprendrais quand même le deuxième ! Ce film touche un public large, et on comprend pourquoi. Si certaines scènes très potaches/scato raviront les plus jeunes, encore ancrés dans leur phase pipi-caca-prout (et les adultes adeptes des jeux de mots comprenant fion), d'autres sont beaucoup plus à mon goût, avec notamment de très nombreuses références à d'autres films. Distrayant, sans être mon film de super-héros fétiche, obviously.

Voilà pour le bilan de mai, bien en retard. Le prochain arrivera d'autant plus vite !