dimanche 20 janvier 2013

A Mélie sans mélo de Barbara Constantine

Cette lecture, que j'ai tardé à chroniquer, faisait partie du baby challenge contemporaine en 2012. Et c'est bien le manque de temps qui m'a empêchée de le faire plus tôt, et pas l'envie !


Edition : Calmann-Lévy
Année de parution : 2009
Nombre de pages : 244 pages
Genre : contemporaine






Synopsis :
Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Pour la première fois, sa petite-fille, Clara, vient passer les grandes vacances chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu'elle a un problème de santé... Elle verra ça plus tard. La priorité, c'est sa Clarinette chérie ! Durant tout l'été (le dernier ?), Mélie décide de fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant La Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi le vieux Marcel, qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique... Et puis, comme la vie est vraiment dingue parfois, il y a Mélie qui va enfin rencontrer le grand amour... Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !

Mon avis :
L'histoire de ce roman n'a rien d'exceptionnel : on suit le quotidien d'une petite mamie, Mélie, qui accueille sa petite fille Clara pour les vacances d'été. Cette dernière lui apporte un nouveau souffle, un éclat de jeunesse, qu'il est très plaisant de suivre.

Le point fort d'A Mélie sans mélo réside plutôt dans sa galerie de personnages. Qu'ils sont attachants, en effet, ces petits vieux pleins d'amour et d'espoir, de volonté de rattraper le temps perdu ! Et cette gamine pleine de pep's et de malice, qui joue les entremetteuses ! Il faut dire qu'elle a un bon modèle en la personne de sa grand-mère !
Et n'oublions pas le musicien bohème, parrain de Clara et baroudeur au grand cœur... A mourir de rire avec ses mots pas toujours compréhensible !

Cette histoire a aussi été ma première expérience de lecture à voix haute, à Titepousse. Le ton léger, malgré des sentiments parfois douloureux, et un mauvais pressentiment qui nous assaille très rapidement, m'a donné envie de partager... Le style emporté transporte le lecteur, d'émotion en émotion... sans jamais tomber dans le mélo, malgré le thème par toujours facile du vieillissement...

En un mot, je dirais que ce livre est une petite perle de fraicheur et de tendresse, qui m'a très agréablement surprise... Un bon moyen de faire un break après une lecture laborieuse, ou juste de passer un bon moment en compagnie de personnages qui ne se prennent pas la tête ! Une lecture rapide, et efficace !

vendredi 18 janvier 2013

Tintin au Congo d'Hergé


A fond dans le challenge BD, je me replonge dans une série dont j’ai lu quelques tomes il y a quelques (nombreuses) années : Les aventures de Tintin. Forte des conseils de Titepousse, je commence par le tome 1, puisque c’est apparemment mieux de les lire dans l’ordre. Tintin au pays des Soviets, le véritable premier tome, étant un peu à part, c’est avec Tintin au Congo que je démarre…

 
Edition : Casterman
Année de parution : 1946
Nombre de pages : 62 pages
Genre : BD, aventure






Synopsis :
L'histoire se déroule pendant l'époque coloniale. Dans le cadre de son travail de journaliste, Tintin, accompagné de son chien Milou, se rend en paquebot au Congo, la grande colonie belge de l'époque. Tom, un homme embarqué clandestinement sur le même bateau, va tenter plusieurs fois de le tuer une fois qu'ils seront arrivés à bon port.

Mon avis :
Avant cette plongée dans l’univers de Tintin, j’avais été mise en garde : ce tome est blindé de clichés sur les Africains, plus particulièrement sur les Congolais, qui était encore une colonie belge à l’époque de l’écriture. Il me fallait donc lire en « prenant de la distance ». Et pourtant, qu’elle a été longue et pénible, cette lecture ! C’est rare avec une bande-dessinée, mais là, j’ai compté les pages qu’il me restait jusqu’à la fin…

En effet, les pauvres colonisés prennent cher dans cet opus : présentés comme hyper crédules, couards, et pas franchement intelligents, j’avais beau être prévenue, la lecture a été difficile ! Les méchants Blancs, ennemis de Tintin et pourtant pas très fins, paraissent même être des lumières à côté…

Un autre aspect m’a déplu, il concerne la chasse aux animaux. Dans cette savane, tout se chasse, et le moindre mouvement d’un animal à plumes ou à poils est prétexte à lui courir après pour lui tirer dessus ! En prime, on ramène de beaux trophées, en témoignent les magnifiques défenses d’éléphant arborées par le jeune reporter… Fiou, les mentalités ont bien changé depuis (merci !), mais le retour dans le passé est difficile ! J’ai aussi trouvé grotesque la suprématie de Tintin sur ses proies, qui, poursuivi par un guépard, trouve le temps de concevoir et mettre en place un piège pour en venir à bout… Chapeau bas !

Par ailleurs, l’histoire ne relève pas franchement le niveau… Elle n’est présente qu’à la fin, le début étant plutôt consacré à une série de gags sans véritable lien entre eux… Dommage.

En conclusion, je n’ai pas aimé Tintin au Congo, qui a été une lecture pour le moins laborieuse ! Heureusement, j’ai lu d’autres BD de cette série étant jeune, et je sais que les autres n’ont rien à voir ! Je relirai donc les autres, mais pas celle-là !

jeudi 17 janvier 2013

Divergent de Veronica Roth


Après en avoir beaucoup entendu parler en bien, après avoir attendu longtemps qu’il soit disponible à la médiathèque pour le lire… Je me suis enfin plongée dans Divergent, une lecture du baby jeunesse et du baby SF. Un coup de cœur !

 
Edition : Nathan
Année de parution : 2011
Nombre de pages : 440 pages
Genre : Science-fiction, jeunesse






Synopsis :
Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d'une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Erudits. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même.
Mais Tris a aussi un secret, celui qu'elle a caché à tout le monde parce qu'elle a été averti qu'il peut signifier la mort. Et comme elle découvre un conflit croissant qui menace de percer cette société en apparence parfaite, elle apprend aussi que son secret pourrait l'aider à sauver ceux qu'elle aime. . . ou pourrait la détruire.

Mon avis :
Qu’elle est intéressante, cette société dans laquelle chaque individu est censé privilégier une seule de ses qualités pour en faire sa personnalité et sa ligne de vie ! On aperçoit d’ores et déjà la difficulté que peut impliquer un tel choix… Une chose est sûre, j’aurais été bien en peine de choisir mon camp, à leur place !

On s’en doute, la société idéaliste ainsi créée, avec sa division en cinq factions supposément chacune à sa place, ne peut pas tourner si rond que ça… Comme toujours, le pouvoir vient au centre de l’attention d’un certain nombre, et devient objet de convoitise. Une difficulté supplémentaire, puisque, on le comprend bien, un conflit entre factions se traduit inévitablement par un déchirement au sein des familles comptant des « transferts » (enfants ayant choisi une faction différente de celle de leurs parents). C’est bien entendu le cas de Tris, l’héroïne…

L’histoire est bien servie par des personnages à la fois à l’état brut et attachant. Tris, adolescente chétive, en provenance d’une faction peu appréciée, va en baver pour tenter de prouver à tous qu’elle est à leur hauteur… Tobias, le beau ténébreux dont on sent bien qu’il cache un terrible secret, s’avère tantôt brutal, tantôt tendre avec elle… Voilà pour les deux principaux. Autour, on trouve des nouveaux amis en or, mais aussi des ennemis d’une violence hallucinante… La lutte pour le classement peut commencer !

Divergent est un roman qui se lit rapidement, probablement d’une traite lorsque les conditions le permettent ! Le style est fluide, les environnements comme les personnages bien décrits sans pour autant tomber dans l’overdose de détails… Bien qu’il s’agisse d’un roman jeunesse, Veronica Roth n’est pas tombée dans une écriture simpliste, pour le plus grand plaisir des lecteurs plus âgés ! On suit avec intérêt les (més)aventures de l’héroïne, son initiation, et sa maturité grandissante… A n’en point douter, je lirai la suite !


dimanche 13 janvier 2013

Le puits des histoires perdues de Jasper Fforde


Suite à une première expérience concluante et agréable, nous avons décidé de réitérer la version « commune » de la chronique. Cette fois-ci, c’est un roman qui est passé au crible : Le puits des histoires perdues, de Jasper Fforde, qui était au programme du baby-challenge SF 2012.

 
Edition : 10/18
Année de parution : 2006
Nombre de pages : 446 pages
Genre : Science-fiction






Synopsis :
Même poursuivie par une multinationale qui a juré sa perte, la star des détectives littéraires a droit à un congé maternité ! Pour Thursday Next, ce sera un séjour secret dans un mauvais thriller, un de ceux qui croupissent au fond du Puits des Histoires perdues. Ici, sous l'oeil de la toute-puissante Jurifiction, on recycle les livres de seconde zone comme les classiques oubliés de la littérature, on pioche un personnage par là pour le remettre ailleurs, on réduit le texte en mots quand il n'y a plus d'espoir. Mais très vite, Thursday doit quitter sa planque. Le Minotaure s'est échappé, semant la pagaille dans le Monde des Livres...

Notre avis :
Jasper Fforde était, pour l’une comme pour l’autre, un parfait inconnu avant cette lecture. Titepousse n’avait été interpelée que par cette mystérieuse boîte de conserve en première de couverture, et Sol’ par un résumé pour le moins déroutant !

L’idée de départ est pour le moins originale, recherchée… voire complètement loufoque ! Imaginez un monde dans lequel il est possible de voyager d’un livre à l’autre ; dans lequel les personnages de romans ont la possibilité de contester, et même de modifier le cours de l’histoire… C’est un peu l’effet papillon… Voilà, vous avez atterri dans l’imagination de Jasper Fforde ! Pour éviter un immense capharnaüm, un système a dû être mis en place : une « police des livres ». Elle est chargée non seulement de remettre les protagonistes à leur place, mais aussi de lutter contre les méchants virus ayant pour mission de remplir nos chers ouvrages de fautes d’orthographe !

Côté personnages, le grain de folie de l’auteur est toujours bien présent. En effet, l’héroïne, somme toute assez banale, est épaulée par un dodo débile (notre personnage préféré à toutes les deux), et une mamie au grand cœur et au franc-parler rafraichissant. Autour d’eux gravitent toute une galerie de figures peu banales, allant du flic incompétent aux haut-responsables ripoux ! Sans oublier les Génériques, dénués de tout caractère et esprit d’initiative, au début du moins. Ils suivront une formation censée les orienter vers un type de rôle précis, suivant leurs capacités. C’est bien la première fois qu’on trouve un intérêt à des personnages sans caractère !
Dans les livres déjà écrits, notons qu’il est très possible d’influencer les Génériques, notamment en les droguant aux sentiments (non, mais, vous aviez déjà lu ça, vous ?!) !

Pour terminer, le style est un rien abracadabrant ! Il n’est pas rare de voir le texte émaillé de codes informatiques évoquant des virus ou logiciels utilisés par le système (ce qui a légèrement lassé Sol’ à un moment). On suivra aussi de temps en temps plusieurs conversations en parallèle (merci la communication directe avec le cerveau !), ou encore des passages de romans dont l’orthographe est à faire pâlir les amoureux de la langue (merci les vyrus !)…

En résumé, un gros coup de cœur pour Titepousse, qui s’est vraiment régalée, et un très bon moment pour Sol’, qui en bonne amatrice de bons mots y a trouvé un excellent divertissement.
Cet opus, bien qu’il nous désoriente quelque peu au départ, et nous pousse à nous demander dans quoi on a mis les yeux (faut dire qu’on n’était pas au courant qu’il s’agissait d’un tome 3, pouvant cependant très bien se lire sans connaître les précédents), nous a donné envie de lire le reste !

Ami(e)s amateur(rice)s de littérature et de notre belle langue, courez croiser dans cette histoire originale des personnages connus de tous et venez nous donner votre avis !

samedi 12 janvier 2013

Bilan du mois de décembre 2012 - Solessor


Mieux vaut tard que jamais… le tant attendu bilan de décembre pointe enfin le bout de son nez !
En effet, après les fêtes, où j’avais autre chose en tête (^^), et la reprise du travail, qui m’empêche un peu de voir le jour, je prends enfin un peu de temps pour vous présenter mon modeste dernier bilan mensuel de 2012 !

Au total, j’ai parcouru 15 trucs avec des pages, que ce soit BD, manga, ou romans. Le début de ma vie professionnelle (faut bien que ça arrive un jour ^^) me vaut un piètre bilan roman, mais je ne suis pas mécontente malgré tout !

Les romans, d’abord : ils sont au nombre de trois, dont un partenariat (Jérusalem), et deux lectures de baby challenges (Le puits des histoires perdues, et A Mélie sans mélo). Les deux derniers sont de loin ceux que j’ai préférés, dans des styles très différents… Le premier parce qu’il m’a amusée, le deuxième parce qu’il m’a émue aux larmes (oui, lui aussi !)…


Grande Encyclopédie du Merveilleux d' Edouard Brasey


Je tenais à remercier les éditions Le pré aux clercs pour mon deuxième partenariat et encore une fois avec la même édition. Décidément je suis abonnée !

Synopsis :
A travers l'Histoire, les légendes, les mythologies : celtique, gréco-romaine, germanique ou nordique, à travers les créations littéraires ou cinématographiques, Édouard Brasey a collecté tout le savoir des Hommes sur les peuplades féeriques, elfes, lutins, sirènes ou nains, les bêtes terrifiantes comme les dragons, les licornes, les griffons, les gargouilles, mais aussi les créatures de la nuit, les loups-garous, les vampires, les trolls, les cyclopes, les géants, les orques, les titans...
Au total plus de 250 personnages, esprits ou animaux sont ici répertoriés avec leur description, leur origine géographique et mythologique, leurs mœurs et leur histoire.


Mon avis :
J’ai reçu fin Décembre un très gros paquet, Noël avant l’heure.
J’en ai extirpé un énorme grimoire rouge. Un grimoire très travaillé avec les coins argentés à la façon des renforts métalliques utilisés sur les ouvrages antiques. Un effet encore accentué par le fait que La Poste en ait corné trois coins sur quatre, on les remercie d’avoir forcé pour mettre coincer le paquet dans la boite aux lettres !
A l’ouverture, nous découvrons des pages jaunies par le temps, des enluminures ainsi que de très nombreuses illustrations tirées de tableaux, gravures et d’ouvrages antiques.

A l’intérieur les créatures sont séparées en trois catégories : les peuples de la lumière, le bestiaire fantastique et les peuples de l’ombre. 

Dans ces différentes familles nous retrouvons de nombreuses têtes connues et découvrons aussi une belle brochette de créatures tirées de légendes locales dont je n’avais absolument jamais entendu mentionner le nom !
Chaque créature nous est expliquée, nous découvrons ses origines, son mode de vie présumé, ses pouvoirs et même la façon de s’en débarrasser lorsqu’on s’intéresse aux peuples de l’ombre. Toutes ces informations sont étayées par une grande quantité de références et de citations. Et, chose appréciable, un index des références bibliographique clair nous est fourni, si nous avons envie de fouiner un peu plus.

En bref, voici un magnifique ouvrage, très complet à feuilleter sans modération !

dimanche 6 janvier 2013

Tag de Sia

Cet exercice est très en vogue en ce moment sur les blogs livresques, et c’est notre copinaute Sia, une de nos plus féroces tentatrice, qui nous a tagguées ! Blog commun, article à quatre mains, voici donc les réponses des deux allumées d’Ang’in !

1) Es-tu une acheteuse compulsive de livres ?
Solessor : oui, oui, oui ! En particulier sur les vide-greniers, ou sur un petit marché de livres d’occasion qui s’installe tous les jours sur une petite place de Nantes… Ces endroits sont sauvages pour moi ! ^^ En revanche, en librairie, je suis beaucoup plus raisonnables, budget oblige ! Mais les opérations deux livres achetés un offert me font régulièrement craquer !
Titepousse : Je confirme, elle est intenable dès qu’il y a des livres dans les parages ! J’étais comme elle il n’y a pas si longtemps mais comme je manque cruellement de place et que je ne veux pas me séparer du contenu de ma bibliothèque, je suis obligée de freiner sur les achats. Du coup je me rabats sur la bibliothèque !

A la faveur de la nuit de Jimmy Beaulieu

Beaucoup d'originalité dans ce post, puisque ce sera notre première chronique commune à Titepousse et moi, et aussi notre première chronique du genre : la BD érotique...
Ce baptême a été rendu possible par le très bel ouvrage de Jimmy Beaulieu,  A la faveur de la nuit, offert par notre copinaute C'era ! On te remercie infiniment, miss, tu as permis une belle découverte ! ;)
 
Edition : Impressions nouvelles
Année de parution : 2010
Nombre de pages : 97 pages
Genre : Bande-dessinée, érotique

 





Synopsis :
Un monde de désir et de fantaisie, quelque part entre Henry Miller et Fantômette… Elles sont belles, épanouies, nonchalantes et légères : deux jeunes femmes passent une nuit de veille à se raconter des histoires. Des histoires à faire peur, des histoires à s’émoustiller, mais surtout des histoires étranges. La nuit devient une promenade dans les aires de recoupement entre incongruités du quotidien et banalités de l’imaginaire. Les souvenirs partiellement oubliés, les rêves tenus pour réalité, les fausses inventions, les déclarations masquées et les fantasmes inavouables créent un beau dialogue amoureux, au ton neuf, érotique et intrigant (et avec l’accent québécois !)

Notre avis :

Qu'elle est déroutante, cette BD, quand on s'y plonge ! Son côté très décousu est assez difficile à suivre et "perplexifiant" au début, mais petit à petit, l'auteur remet brillamment les choses dans l'ordre, et tout s'éclaire !
Cette impression de décousu, justement, on la doit à une alternance de récits en tous genres inventés par deux demoiselles, et de retours au motel où elles attendent un homme. Homme dont vous ne saurez rien ici, allez donc lire la BD ! ^^
Fiction et réalité se mélangent donc subtilement, presque jusqu'à se confondre.

Au motel, les choses "dérapent" tranquillement... les filles, qui, motivées par leurs histoires (ou par une amitié ambigüe au départ ?), finissent rapidement par ne plus faire que parler, et le récit verse dans une tendre érotico-sensualité.

Côté dessin, maintenant, deux tons majeurs sont employés. Le bleu, d'abord, pour les moments les plus calmes, qui apporte sérénité et douceur. Le rouge, ensuite, pour les instants plus critiques, qui amène tonicité et vivacité ! Pour ces deux teintes, les tons pastels utilisés sont très sympathiques. 
D'autre part, un style original est à noter, le style "en coups de crayon". Il est perturbant quand on feuillette rapidement le livre, mais devient totalement naturel à la lecture.
Les dessins, bien qu'assez crus et sans détours, ne tombent jamais dans la vulgarité ou la pornographie, et c'est très très plaisant.


Félicitations donc à l'auteur, qui s'est chargé aussi bien du scénario que des illustrations et couleurs. Il nous était totalement inconnu jusqu'alors, mais après recherche post-lecture, nous avons découvert qu'il avait notamment travaillé sur Magasin général, une valeur sûre, donc.
Enfin, précisons que Jimmy Beaulieu est québécois, et que ses dialogues sont ponctués d'expressions locales apportant une touche de fraicheur qui n'enlève rien à cette belle œuvre.

Merci encore à toi C'era, tu te posais la question, tu es donc maintenant rassurée : on a adoré :)

vendredi 4 janvier 2013

Thomas Passe-mondes, T1 Dardéa de Eric Tasset


Je vais commencer par remercier les éditions Alice jeunesse qui m’ont permis de découvrir Thomas Passe-mondes T.1 : Dardéa d’Eric Tasset à l’occasion de mon cinquième partenariat.



Edition : Alice jeunesse
Année de parution : 2008
Nombre de pages : 320 pages
Genre : Fantastique, jeunesse

 



Synopsis :
« - Mon nom est Passelande et non Passemonde, bafouilla Thomas.
- Je ne parlais pas de ton nom, Thomas, mais de ton rang ! lui répondit Ela Daeron. Tu es un Passe-Mondes. »
Thomas Passelande - un orphelin de quatorze ans - vit une existence sans histoires en compagnie de sa grand-mère Honorine. Jusqu'au jour où il découvre par hasard qu'il possède le pouvoir de pénétrer dans un univers parallèle, le mystérieux Monde d'Anaclasis, peuplé d'habitants étranges. Le jeune garçon apprend alors qu'il appartient à l'ordre respecté des Passe-Mondes, et qu'un destin hors du commun l'attend, en fait depuis toujours. Avec Thomas, arpentez les ruelles de Dardéa, l'Animaville flottant dans les airs, laissez-vous séduire par Ela, la pétillante fille du maître Guide de la cité, combattez les hommes-scorpions, les vers des nuages et d'autres terribles créatures et défiez la forêt des Murmures en compagnie des énigmatiques Touillegadoues!

Mon avis :
Une fois n’est pas coutume et pour pallier à d’éventuels commentaires je vais commencer par rappeler que les chroniques postées sur ce blog sont des avis personnels et n’engagent que leurs auteurs. Ceci étant dit, place à la chronique proprement dite.

J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce roman, le style étant un peu trop enfantin, et notre jeune héros bien naïf pour un adolescent de quatorze ans. Heureusement, après la quarantième page, les choses s’arrangent avec la découverte d’Anaclasis et le début des ennuis de Thomas.

Cependant, plus j’avançais dans ma lecture, plus j’étais gagnée par un sentiment de déjà vu…
Imaginez… un jeune orphelin qui se découvre un don et qui va travailler à le développer dans une école regroupant des jeunes possédant tous des pouvoirs spéciaux.
Imaginez… un vilain professeur qui le prend en grippe, et un rival qui n’est autre que le neveu dudit professeur…
Imaginez… un sport : le Corsépice, où il faut manœuvrer des barques volantes pour attraper de rares grains de pollen jaunes, et où le capitaine de l’équipe adverse n’est autre que le rival.

Enfin, imaginez aussi… que les parents de notre jeune orphelin soient les plus doués de leur génération avec leurs pouvoirs et que le père soit le meilleur joueur de Corsépice de son temps…

Vous aussi ça vous rappelle quelque chose ?
Eh non, vous n’êtes malheureusement pas dans un roman de J.K. Rowling !

En ce qui concerne le reste de l’intrigue, il y a quelques bonnes idées, mais l’histoire, qui reste malgré tout trop prévisible, ne permet pas de s’attacher à elles !

Au final, un livre qui restera une déception. A choisir replongez vous dans les fabuleuses aventures d’Harry Potter !

mardi 1 janvier 2013

Baby challenge contemporaine 2012


1-  La Couleur des sentiments de Kathryn Stockett
 
2-  De l'eau pour les éléphants de Sara Gruen
3-  L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon
4-  Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan (chronique)
 
5-   Le Cercle des poètes disparus de Nancy H. Kleinbaum
6-  Oscar et la dame rose de Eric-Emmanuel Schmitt (chronique)

7-  La Porte des Enfers de Laurent Gaudé (chronique)
8-  Kafka sur le rivage de Haruki Murakami  
9-  Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer
10-  La Saga Malaussène, tome 1 : Au bonheur des ogres de Daniel Pennac

11-  Ensemble, c'est tout de Anna Gavalda  
12-  Une prière pour Owen de John Irving  
13-   Le Monde Selon Garp de John Irving  
14-  L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera
15-  À Mélie, sans mélo de Barbara Constantine (chronique)
 
16-  Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé
17-  Les Coeurs fêlés de Gayle Forman (chronique)
18-  L'Enfant de Noé de Eric-Emmanuel Schmitt (chronique)
 
19-  La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt
20-   Cosmétique de l'ennemi de Amélie Nothomb (chronique)


Solessor : 8/20 (médaille de chocolat)