lundi 18 novembre 2013

Rouge rubis de Kerstin Gier

Chronique en retard d'une lecture du baby jeunesse aujourd'hui !

Edition : Milan
Année de parution : 2011
Nombre de pages : 337 pages
Genre : fantastique, jeunesse







Ce livre est le premier d'une trilogie fantastique jeunesse qui a beaucoup fait parler d'elle sur la blogosphère. J'avais lu quelques chroniques à son sujet, dont aucune n'était vraiment enthousiaste, j'ai donc un peu repoussé le moment de le lire... pour finalement me lancer (fidèle à moi-même, il fallait que je me fasse mon avis) !

Me voilà donc lancée dans cette histoire de voyage dans le temps. Vu d'ici, on pourrait se dire que le sujet a déjà été traité, mais j'ai trouvé la façon de faire originale dans Rouge Rubis. En effet, ces voyages ne sont pas donnés à tout le monde, ni réalisable grâce à une ingénieuse machine d'un savant fou. Non, ici, le voyage temporel, c'est un gène ! On sait donc à peu près sur qui ça va tomber... sauf bien sûr pour Gwendolyne, notre héroïne adolescente, qui a bien d'autres préoccupations. Elle découvre son héritage génétique le jour où elle commence à faire des voyages aléatoires dans le temps et l'espace, ce qui donne lieu à des situations pour le moins dangereuses et imprévisibles ! Attention dans ces conditions à ne pas se retrouver en jogging à la cour de Louis XIV, ce qui pourrait poser problème...

Pour contrôler tout ça, heureusement, une cellule secrète est là pour la coacher... et lui concocter des tenues adéquates, accessoirement !

J'ai trouvé cet opus pilote assez long à démarrer... On voit assez rapidement où l'auteur veut en venir, mais ça traine, ça traine, et on s'englue légèrement dans les affres de l'adolescence. Gwendolyne, héroïne effacée, peine à se sortir les deux pieds du même sabot afin de se sortir de ses mésaventures. Heureusement, une fois que ça décolle, le tout prend un tour agréable. J’aurais préféré un peu moins de résistance face aux événements, et un peu plus face à Gidéon, le beau gosse insipide, immanquablement présent !
 
Parmi les autres personnages, quelques forts caractères viennent contraster celui de la jeune fille. Deux sont particulièrement insupportables, et forts réussis de ce point de vue, il s'agit de la tante et de la cousine, déçues de voir leur destin leur échapper. Le reste du noyau de cette famille hors du commun compte également une grand-mère complètement barrée, qui m'a amusée, et des membres moins colorés. Deux autres, ne vivant pas avec eux, sont présents en filigrane, et il reste difficile à l'issu de ce premier tome de dire s'ils sont ou non du côté obscur de la force... A suivre !
 
 Pour ce qui est du style, il est particulièrement adapté à un public adolescent de par sa fluidité, et sa rapidité de lecture. La narration est interne, par Gwendolyne, ce qui permet au lecteur de partager plus aisément ses interrogations et son étonnements lors des phénomènes plus ou moins maîtrisés qu'elle vit. C'est aussi le point faible lors des passages très "ado gouvernée par ses hormones et le besoin impérieux d'envoyer un texto à sa meilleure copine parce qu'il faut absolument qu'elle sache tout de suite maintenant ce qui est en train de lui arriver".

En conclusion, ce premier opus est assez long à démarrer, mais reste agréable, bien que l'intrigue ne connaisse pas une profondeur terrible. Il traite avec originalité des voyages dans le temps, et pour ça mérite un coup d’œil. Moi en tout cas, je lirai la suite, je suis curieuse de voir ce que ça donne !

mardi 22 octobre 2013

Zombillenium d'Arthur de Pins

J’avais lorgné quelques fois sur cette BD, lors de mes différents passages en librairie. Il n’y a pas à dire, la couverture m’attirait comme un aimant ! Mais j’étais toujours un peu refroidie par le dessin intérieur. C’est de la voir figurer dans le baby challenge BD qui m’a finalement décidée…

Edition : 
Année de parution : 2010-2011
Nombre de pages : 48 par tome
Nombre de tomes : 2 à ce jour
Genre : BD, fantastique, humour






Je me suis décidée, donc, et quel plaisir !

Une fois passé ce premier ressenti vis-à-vis des dessins, je me suis plongée dans l’histoire qui ne pouvait que me plaire. L’humour, noir, y est décapant. Les répliques tombent toujours à pic, et sont véritablement la force de cette série. C'est cinglant, ça taille dur et c'est ce qui est drôle.

Cela vient, comme une cerise sur le gâteau, donner la dernière touche à des situations plus loufoques les unes que les autres. Ici, les morts et les vivants se côtoient, dans l’ignorance la plus totale des derniers, ce qui est à l’origine de malentendus cocasses toujours à leurs dépens. L’auteur nous livre à travers ces BD une nouvelle vision des zombies et autres morts-vivants, ce qui a quelque chose de rafraichissant. On découvre notamment qu’ils ont des préoccupations pas toujours très éloignées des nôtres, en particulier concernant les conditions de travail. Dans le contexte actuel, c’est très amusant !

Le personnage de Gretchen, sorcière stagiaire préposée à l’accompagnement du nouveau mort Aurélien, est irrésistible, et a fort à faire dans cette tâche qui lui est confiée… On n’apprend pas toutes les ficelles de la ‘non-vie’ en un jour !

Arthur de Pins dissémine également, au cours des pages, des petits clins d’œil à des références littéraires et cinématographiques connues de tous, à déguster ! Tout comme le nom du grand patron, illustre vampire et savamment nommé… Francis von Bloodt ! Il fallait oser ! L’auteur l’a fait, et il a bien fait. Soulignons aussi qu'il s'est lui-même chargé des dessins et du scénario.

Sur les deux tomes sortis, ma préférence va au premier, mais le deuxième est loin d’être mauvais. Il n’est pas la suite directe du premier, c’est sans doute ce qui m’a légèrement déçue. J’attends avec impatience de savoir ce que nous réserve la suite, en espérant un niveau égal au début qui nous est offert par Arthur de Pins.

Pour revenir sur les dessins, j’ai probablement été gênée par le côté totalement informatisé des graphismes, auquel je suis peu habituée. Mais il faut reconnaître qu’ils sont très bien réalisés, et que les planches et lignes d’horizon sont diablement efficaces !

En conclusion, il aurait été dommage de passer à côté de cette petite perle d’humour noir ! Foncez !

lundi 21 octobre 2013

Death Note de Tsugumi Ohba et Takeshi Obata

Edition : Kana
Année de parution : 2007 à 2009
Nombre de pages : environ 200 par tome
Nombre de tomes : 12 + 1 databook
Genre : fantastique, shonen






 Ah, ce que j’ai pu en entendre parler, de ce manga… Moi qui connais ce genre depuis peu, ma curiosité a été attisée, d’autant plus que Death Note a été loué par des copinautes dont les goûts se rapprochent beaucoup des miens ! Me voilà donc lancée dans l’aventure, avec cette saga qui présente l’avantage d’être déjà terminée, après 12 tomes (et un 13ème explicatif).

Death Note, c’est un manga doté d’une grosse composante fantastique, et ancré dans le Japon contemporain. Il y est question d’un carnet capable de donner la mort à tous ceux dont le nom s’y trouve inscrit, excusez du peu ! L’idée de départ est bonne, et en plus, elle est bien exploitée. Que demander de plus !

On assiste alors aux manœuvres machiavéliques de Light, possesseur du fameux carnet, pour échapper à la police lancée à ses trousses, et plus spécialement à L, enquêteur spécial et surdoué. L’un et l’autre se livrent alors à un duel sans merci, allant toujours plus loin pour mettre des bâtons dans les roues de l’ennemi ! Les coups se succèdent à un rythme effréné, tenant le lecteur en haleine. Fait rare, l’auteur a su anticiper toutes les questions que j’allais me poser, alors même qu’elles commençaient à peine à se formuler dans mon esprit…

Un bémol cependant dans cette saga, un fait marquant survient au milieu de l’histoire, et je préfère nettement la première partie à la deuxième, que j’ai quand même appréciée.

Les personnages principaux sont torturés et diablement intelligents (enfin plus spécialement Light et L, et d’autres dont je ne parlerai pas pour ne pas dévoiler l’intrigue) ! Les secondaires, eux, offrent une belle palette de caractères et d’attitudes, du fan écervelé et digne mouton au flic à l’esprit très critique… Sans oublier les dieux de la mort, qui ne manquent pas de piquant !

Le dessin est travaillé, aussi bien pour les scènes et les personnages, le tout formant un ensemble harmonieux et plaisant.

En conclusion, cette saga mérite amplement sa réputation, et les livres m’ont donné une terrible envie de découvrir l’anime !