dimanche 15 juillet 2012

Je suis une légende de Richard Matheson




Dernière chronique avant une semaine d’absence et toujours dans le cadre des Baby challenges, Science-Fiction cette fois ci, voilà mon avis sur Je suis une légende de Richard Matheson.



Synopsis :

Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l’abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie.

Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil... Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu’aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme. Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l’ultime survivant d’une espèce désormais légendaire.

Mon avis :

Ça alors, encore une histoire de vampires (à sa décharge, le livre date de 1954), c’est très à la mode en ce moment ! Pour une fois on est loin des classiques du genre tels que les vampires gentillets d’Anne Rice ou celui plus classique de Bram Stoker. Ces vampires ci sont plus proches des zombies régulièrement mis en scène dans les films : des coquilles vides, privées de toute capacité de réflexion, à croire que l’absence d’irrigation de leur cerveau a causé des dommages irréversibles.

Nous découvrons notre héros dans un univers dévasté, héros qui n’est rien de moins que le Dernier Homme vivant sur terre, le reste de la population ayant été transformé en vampire. Nous suivons au jour le jour ses tentatives de survie, sa chasse aux morts-vivants, ses interrogations... Interrogations qui tournent un peu en boucle, mais c’est compréhensible après quelques années à vivre en solitaire. Il apparait en effet peu à peu que le vampirisme est une maladie contre laquelle il va essayer de lutter jusqu’à l’obsession.

Ce scénario, après tout novateur, est vraiment desservi par un style très (très) lent et des flashbacks mal signalés, qui m’ont obligée à relire quelques passage pour être certaine que je n’avais pas loupé un évènement marquant.

La fin, quant à elle, est particulièrement intéressante car totalement inattendue et amène le lecteur à s’interroger sur ce qui constitue la norme !

jeudi 12 juillet 2012

Les âmes croisées de Pierre Bottero

C'est les vacances, mes lectures s'accélèrent ! Cette fois ci, j'avance dans le Baby Challenge Fantasy 2012, et j'arrive tranquillement à un total de 9/20 avec Les âmes croisées de Pierre Bottero.

Edition : Rageot
Nombre de pages : 439 pages
Catégorie : fantasy, jeunesse

Synopsis :
"Qui veux-tu être, Nawel ? Qui veux-tu vraiment être ?"
Elle le savait désormais.
-Je me nomme Nawel Hélianthas...
Un vœu, un simple choix, possédait-il le pouvoir d'orienter une existence entière ?
- Je sollicite le droit et l'honneur de revêtir...
Un mot, un unique mot pouvait-il devenir une clé ?


 Mon avis :
C'est dans la magnifique cité d'AnkNor qu'a grandi Nawel Hélianthas, jeune fille d'une arrogance peu commune. Quoi de plus normal, vu qu'elle appartient à la prestigieuse caste des Perles et est issue d'une famille de gouvernants ? Cette gamine, détestable au début de l'histoire, va petit à petit se rendre compte que tout n'est pas ce qu'il parait dans sa cité natale et qu'il serait peut-être temps qu'elle se mette à réfléchir par elle même ! Elle va donc décider de prendre sa vie en main pour le plus grand bonheur du lecteur qui suit ainsi son évolution au fur et à mesure des évènements.

Le résumé, toujours aussi succinct chez Bottero, ne rend pas justice à ce livre dans lequel l'auteur crée une fois encore un monde mêlant merveilleux et profondeur. Un monde tout en couleurs et diversité. La description de la cité fascine sans peine le lecteur, même pour moi qui ai horreur de ça et préfère généralement laisser travailler mon imagination. 

Par la séparation entre Cendres, corvéables à merci, et Perles disposant de la richesse et du pouvoir, puis le système de dix castes au sein des Perles, l'auteur met en place un gouvernement complexe et exotique. Il est d'autant plus frustrant de voir que cet univers ne pourra être exploité, en raison du décès de l'auteur avant la fin de la saga. 

En résumé, je conseille à tous les amateurs de Bottero et aux autres, sauf ceux qui ne pourraient supporter la frustration due au suspense conservé à la fin de l'histoire.

mercredi 11 juillet 2012

La stratégie Ender d'Orson Scott Card

Dans le cadre du Baby Challenge Science Fiction 2012, j'ai découvert La stratégie Ender d'Orson Scott Card. Ce premier tome de la saga Le cycle d'Ender a reçu les prix Nebula (1985) et Hugo (1986)
Cette série est séparée en 4 tomes : La stratégie Ender, La voix des morts, Xénocide et Les enfants de l'esprit.

Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 382 pages
Catégorie : Science fiction


Synopsis : 

Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi à repousser l'attaque des doryphores... Aujourd'hui pourtant, une nouvelle invasion menace. Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves officiers, - Tous des surdoués - Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé a devenir un puissant Stratège, il est le jouet des manipulations de ses supérieurs depuis sa naissance... Et cela le dépasse. Car c'est entre ses mains que repose le sort de l'humanité. et Ender n'a que six ans.


Mon avis :
L'histoire commence sur une terre unie après les attaques des doryphores, espèce extra-terrestre insectoïde. Les différentes nations ont été obligées de mettre de coté leurs ambitions nationalistes et de s'effacer au profit d'un gouvernement planétaire. De plus, la menace doryphore empêchant la colonisation d'autres planètes, une politique démographique stricte a été mise en place : limiter à 2 le nombre d'enfants par famille. 
C'est dans cet univers que vient au monde Ender Wiggin, troisième né exceptionnellement autorisé par le gouvernement dans l'espoir que ses capacités en fassent le sauveur de l'espèce humaine.

Nous allons donc suivre les tribulations de ce gamin de 6 ans, aux capacités de raisonnement et d'adaptation phénoménales mais à l'innocence volée. Il sera en effet constamment manipulé et maintenu sous pression afin d'en faire le plus rapidement possible un stratège hors pair. Cet apprentissage se fera sous forme de jeu, un jeu de guerre, aux règles fluctuantes visant à toujours pousser Ender dans ses retranchements quitte à ce qu'il y laisse des plumes... Car si Ender triomphe malgré les pièges tendus, il est de plus en plus isolé de ses camarades, en souffre et s'interroge sur sa nature. Mais ici, la fin justifie les moyens parait-il !

En parallèle, nous suivons deux leaders politiques Locke et Démosthène qui préparent l'Après doryphores, et jouent sur les peurs des peuples (rappelons que ce livre a été écrit pendant la guerre froide). Nous avons ici, un autre type de manipulation, à beaucoup plus grande échelle mais de manière toute aussi efficace !

La fin, quant à elle est un peu étrange, il s'agit d'une ouverture sur le tome suivant : La voix des morts, où est révélée ce qui semble être une manipulation encore plus grande !

En bref, roman très intéressant, avec une écriture très rythmée, qui a l'art de concilier agréablement les interrogations d'un gamin sur sa vie et des retournements de situation particulièrement bien placés. Je recommande, et j'ai hâte de lire la suite !