mardi 29 mai 2012

Paradis Perdu - Ange, Varanda,

En ce moment je me relance dans la lecture des BD qui submergent ma bibliothèque.
Je souhaite vous présenter ma dernière relecture : Paradis perdu.
Il s’agit d’une série de 7 tomes parus chez Soleil et séparés en 2 parties ou psaumes.

Commençons par le début, Paradis Perdu - Psaume 1.
  • Tome 1 : Enfer (2002)
  • Tome 2 : Purgatoire (2004)
  • Tome 3 : Paradis (2005)
  • Tome 4 : Terres (2006)



Cette série est le fruit de la collaboration d’une équipe d’auteurs habitués à travailler ensemble, on retrouve :
  • Scénario : Ange (plutôt approprié non ?)
  • Dessins : Varanda (tome 1), Xavier (autres tomes)
  • Couleurs : Lyse (tome 1), Alexe (autres tomes)
Synopsis :
Le premier psaume, tout simplement intitulé Paradis perdu, retrace l’histoire de Gabriel, un ange ayant pour mission de surveiller les passages entre les mondes. Tout bascule un soir lorsqu’en essayant de sauver un enfant égaré, il tombe sur Anya, ange déchue qu’il a connu avant sa chute… Et nous voilà embarqués à la suite de Gabriel dans une aventure qui nous mènera de l’enfer au paradis, dans une aventure où rien n’est vraiment ce qu’il semble être, où le Bien et le Mal se mêlent jusqu’à se confondre.

4eme de couverture:
« Il est baigné dans l’éternelle lumière.
Elle vit au plus profond des enfers.
L’éternité les a séparés.
Tandis que la guerre gronde
et menace l’équilibre entre le bien et le mal,
un enfant saura-t-il les rapprocher ? »

Mon avis :
Commençons par la forme, cette série change de la BD traditionnelle avec l’ajout de petites vignettes par-dessus une grande image de fond et des personnages qui ont l’habitude de sortir de leur case ! Cela donne un aspect beaucoup plus vivant à la BD et met en valeur le dessin des personnages ainsi que les décors très travaillés.
De plus les couleurs sont particulièrement bien adaptées à l’alternance des mondes que l’on traverse, en leur donnant un aspect tantôt flamboyant, apaisant ou minéral.

Les 4 tomes de ce premier psaume nous apportent un regard nouveau et légèrement différent de la vision manichéenne habituellement utilisée lorsque le paradis et l’enfer sont évoqués. Malgré le sujet un peu éculé, Ange nous fournit, comme à son habitude,  une intrigue de grande qualité et nous emmène petit à petit vers un final inattendu. Le lecteur passe son temps à s’interroger sur les motivations des personnages, des anges notamment dont on ne sait pas vraiment s’ils sont aussi bienveillants qu’on le pense. Ainsi que sur l’identité et le rôle que David, le jeune égaré, sera amené à jouer dans cette histoire… Enfin les quelques flashback et autres incursions dans l’esprit des protagonistes permettent de donner une belle profondeur à ce récit.

En résumé, une bien belle série sur un thème que je trouve particulièrement bien exploité ! A lire !

dimanche 27 mai 2012

Oscar et la Dame rose, d'Eric-Emmanuel Schmitt

4ème de couverture :
"Oscar a dix ans et il vit à l'hôpital. Même si personne n'ose le lui dire, il sait qu'il va mourir. La dame rose, qui le visite et " qui croit au ciel ", lui propose, pour qu'il se sente moins seul, d'écrire à Dieu."

Edition : Albin Michel
Nombre de pages : 100 pages




Mon avis :

On change un peu de registre avec un livre dont j’ai très envie de vous parler, comme étant le roman qui m’a le plus bouleversée depuis que je lis !

Il s’agit d’Oscar et la Dame rose, d’Eric-Emmanuel Schmitt, un livre qui raconte la fin de vie tragique d’Oscar, un gamin atteint d’un cancer, qui rencontre une super-mamie championne de catch qui va l’épauler dans ses derniers jours. Elle va pour cela lui donner deux missions : écrire à Dieu, et considérer que dès lors, un jour égale un an.

On lit alors les lettres d’Oscar au tout-puissant, pleines d’émotions, de colère, et du trop-plein de sentiments que peut ressentir un enfant dans cette situation. On découvre au fil des pages un Oscar plein d’une maturité trop précoce, beaucoup trop précoce, et terriblement touchante. La Dame Rose, elle, apporte le punch, l’expérience et la bonne humeur. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre une mamie championne de lutte !

Oscar et la Dame rose a la particularité d’être tellement bien écrit que de temps en temps, quand mon regard se porte sur lui, je l’attrape et en lis quelques pages au hasard… et en ressors toujours bouleversée !
C’est un livre que je conseille aux amateurs de « jolies » histoires, car oui, si on connait d’avance la fin de l’histoire, la façon de la raconter en fait un joli récit. A lire cependant quand le moral est là !

Côté forme, l’aspect épistolaire, et la plume « enfantine » en font un roman qui se lit à toute vitesse… et se relit avec plaisir !

Je ne sais pas vous, mais moi il me donne envie de découvrir d'autres oeuvres de son auteur !

mardi 22 mai 2012

Les Thanatonautes, Bernard Werber

4ème de couverture :
"L'homme a tout exploré : le monde de l'espace, le monde sous-marin, le monde souterrain ; pourtant il lui manque la connaissance d'un monde : le continent des morts.
Voilà la prochaine frontière.

Michael Pinson et son ami Raoul Razorbak, deux jeunes chercheurs sans complexes, veulent relever ce défi et, utilisant les techniques de médecine mais aussi d'astronautique les plus modernes, partent à la découverte du paradis.

Leur dénomination ? Les thanatonautes. Du grec Thanatos (divinité de la mort) et nautès (navigateur). Leur guide ? Le livre des morts tibétains, le livre des morts égyptiens mais aussi les grandes mythologies et les textes sacrés de pratiquement toutes les religions qui semblent depuis toujours avoir su ce qu'étaient le dernier voyage et le " véritable " paradis.

Peu à peu les thanatonautes dressent la carte géographique de ce monde inconnu et en découvrent les décors immenses et mirifiques…"

Mon avis :
Je viens de refermer le livre, et ... fiouuu ! Quel livre !

Je l'ai adoré, tant sur la forme que sur le fond. Le fond d'abord, l'histoire d'une bande de copains qui souhaitent à tout prix découvrir ce qui se cache après la mort... Les deux personnages principaux, Raoul Razorback et Michael Pinson, qu'on retrouve d'ailleurs dans d'autres de livres de Werber, sont bien que très liés, opposés en tout... Le premier est fier, sûr de lui, fonceur, et clairement "acteur" de sa vie. Sa confiance et sa spiritualité rendent concevable la mission que les protagonistes se sont attribués. 
Le deuxième, Michael, est timide, écrasé par sa famille, replié sur lui-même et peu confiant, complètement spectateur de sa vie... Il est temps que les choses changent !

Malgré le fait que tout les oppose, Michael se laisse entrainer dans les expérimentations sordides de Raoul, pour notre plus grand bonheur ! Enfin, par forcément au début... le lecteur est mis face à ce qu'il considère bien ou mal, et ne peut cautionner le principe des expériences de Raoul... Des gens vont mourir, forcément, au nom de la science. Pas très acceptable aujourd'hui ! Mais quand même, nous aussi on veut savoir ce qui se cache après la mort, alors on continue... et on se prend au jeu. On explore alors avec la bande le continent des morts, de plus en plus loin, tels des conquistadors au 16ème siècle !

Au milieu du livre, alors qu'on commence tout juste à considérer "normale" l'avancée des découvertes, qui deviennent presque une routine, un événement marquant vient tout faire basculer !

Sur la forme maintenant, on le sait Werber, c'est particulier, mais à mon sens très agréable à lire. Les chapitres de l'histoire alternent avec des extraits de thèse sur la mort, venant enrichir de façon judicieuse notre culture générale, et des portions de livres d'histoire, révélant comment l'Histoire s'écrit, c'est-à-dire de façon très subjective ! Les phrases sont courtes, les paragraphes aussi, en conséquence le livre se dévore sans difficultés. 

J'ajouterai encore des points à ce livre pour la vision des relations internationales qu'il offre... Et pour la fin ! Une fin dont je ne vous soufflerai mot pour ne pas vous gâcher le plaisir, mais un conseil, lisez-le !